Le tour passe, le loup reste

Un dessin pour une prise de conscience !

 

A l’occasion de la 16ème étape du Tour de France « Bourg-de-Péage – Gap » le lundi 20 juillet, les agriculteurs drômois dénoncent les conséquences de la présence du loup sur les élevages. Pour cela, un visuel sera déployé à Montlaur en Diois, à proximité de la route du Tour. Un dessin pour une prise de conscience !

 

Les victimes du loup dans la Drôme : des moutons aux bovins !

En 2015, dans la Drôme, on dénombre déjà au moins 18 attaques et 87 victimes chez les ovins.

 

Tous les territoires drômois sont concernés, depuis l’arrière pays jusqu’à la vallée du Rhône !

 

Le loup : un danger pour les troupeaux et les éleveurs
Le loup constitue un véritable danger pour les troupeaux : en 2014 : 2515 attaques en France, soit 9 033 victimes dans 25 départements (soit +21% du nombre d’attaques et +32% du nombre de victimes).
En juin 2015, le nombre de victimes est similaire à 2014 à la même période : 679 attaques pour 2 600 victimes en 2015 contre 711 attaques pour 2 576 victimes en 2014. La situation sera donc aussi catastrophique à la fin de l’année si les choses ne changent pas.
Le loup est également un danger pour les éleveurs : il se rapproche de plus en plus des bergeries (attaque sur un jeune berger en fin juin). Le loup est source de détresse pour les éleveurs sur le plan émotionnel et familial (veilles 24h24 des troupeaux, ruptures familiales, suicides, etc.).
Enfin le loup est un danger pour l’économie agricole et rurale française : les dégâts causés par le loup entament la pérennité de l’élevage en plein air. En effet, au-delà des chiffres officiels de victimes du loup, les recensements ne font pas état des pertes suites au stress, disparition ou mise bas des bêtes après une attaque. A terme, l’abandon de l’activité d’élevage est en jeu, auquel s’ajoute le déficit d’installation de fait.

 

Le loup : des coûts
Au-delà des pertes économiques pour les éleveurs, la dépense publique liée à la protection des troupeaux contre le loup et à l’indemnisation des dommages est considérable, et prélevée de surcroît sur le budget de l’agriculture.
En 2014, 2245 communes ont mis en œuvre le dispositif de protection des troupeaux ; ce qui représente 1586 dossiers pour un montant global de 12,6 M d’€ (Etat + FEADER).
Les crédits d’urgence réservés aux situations de crise dans les territoires non éligibles à la mesure de protection ont coûté en 2014 près de 260 000 € (contre 235 000 en 2013).
Enfin le montant des indemnisations loup est estimé à 2 497 362 € en 2014, soit + 25% en 2014 par rapport à 2013.

 

Loup : des prélèvements sans obligation de résultats !
Il existe un grand fossé entre les discours politiques et l’administration en charge du dossier loup sur le terrain. Tous les ans, un quota de loups est fixé en accord avec l’administration et les associations environnementalistes. Alors que la population lupine croit annuellement et que le nombre d’attaques et de victimes explose, le nombre de loups à abattre n’est jamais atteint !

 

Le loup : les demandes des éleveurs

Une cohérence entre les discours politiques « préservation d’une agriculture durable » et « loup »

- Le choix du pastoralisme sur l’ensauvagement des territoires : aucun loup dans les zones d’élevage en plein air, quelles qu’elles soient (zones blanches de loups)

- La prise en charge budgétaire des coûts de la prédation sur les crédits du ministère de l’écologie et non sur celui du ministère de l’agriculture

- L’obtention de l’engagement par la France à demander à l’Union européenne le déclassement du loup dans la Convention de Berne et la Directives habitats en tant qu’espèce strictement protégée

 

Une cohérence entre les discours politiques et les résultats sur le terrain

- A court terme, le renouvellement rapide des autorisations de tirs de prélèvement, suite au nouvel arrêté-cadre du 30 juin 2015, afin de donner un signal politique fort aux éleveurs

- Inscrire, dans l’arrêté-cadre national, le prélèvement effectif du plafond total annuel de loups autorisés à être détruits avant la fin de chaque campagne (obligation de résultat pour atteindre le quota chaque année);

- Le prélèvement effectif des 36 loups d’ici la fin de la campagne par la mise en place d’une procédure administrative d’urgence permettant d’autoriser des prélèvements multiples d’ici le 30 juin et d’assurer la sécurité juridique des éleveurs

- La possibilité de prélever des meutes entières pour faire baisser la pression de la prédation sur les troupeaux et avoir une réelle efficacité dans le temps

- L’extension à tous les cœurs de parcs de la dérogation offerte au parc des Cévennes dans l’assouplissement de l’interdiction de régulation

 

Non à la double punition des éleveurs

- Accidents des randonneurs du fait de l’usage de chiens de protection des troupeaux contre le loup : non à la responsabilité des éleveurs
- Euthanasie des animaux attaqués par les prédateurs qui ne peuvent être sauvés : demande d’une prise en charge par les services de l’Etat
- Agneaux vendus dans le cadre de la PAC : demande de réduction du taux pour les troupeaux victimes du loup (de 0.8 à 0.6)

 

Contact : Didier Beynet (0677648393) direction@fdsea26.fr

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