Le blaireau, une espèce chassable sous conditions

A l’initiative du préfet, au cas par cas, le blaireau peut être chassé. Encore faut-il que la demande soit motivée et traitée rapidement par les services de la DDT.

Le blaireau est classé dans l’annexe III « espèces de faune protégées dont l’exploitation est réglementée » de la convention de Berne (décret n° 90-756 du 22 août 1990). L’espèce figure dans l’arrêté ministériel du 26 juin 1987 modifié, fixant la liste des espèces de gibier chassable en France.

Le blaireau peut être chassé, soit à tir, soit à courre par la vénerie sous terre.  Bien qu’il ne fasse pas partie de la liste des espèces susceptibles d’être classées nuisibles depuis 1988, le blaireau peut faire l’objet de mesures administratives de régulation à l’initiative des préfets, en application de l’art. L.427-6 du code de l’environnement. En outre, des mesures spécifiques peuvent être décidées par le préfet sous le contrôle des agents de l’État (arrêté du 29 pluviôse an V) pour éviter certains dommages et atteintes à la sécurité publique. Dans ce cas, les moyens utilisés sont le plus souvent le tir de nuit, le déterrage ou le piégeage.

Une réactivité trop lente de la DDT

Faisant le constat que le blaireau peut être chassé si et seulement si les dégâts le justifient, la FDSEA de la Drôme va prochainement solliciter le préfet afin qu’il intervienne auprès des services de la DDT. En effet, une déclaration motivée suffit pour obtenir une autorisation de piégage, mais les délais d’instruction des demandes sont particulièrement longs. C’est pourquoi une requête sollicitant une réactivité plus grande des services de l’Etat sera demandée au préfet par le syndicat.

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