Enquêtes de la DDT - Les agriculteurs constatent le désastre

Deux enquêtes ont été conduites fin novembre. L’une dans le sud du département, l’autre dans le nord de la Drôme. Partout le constat est le même : le changement climatique induit la désolation, le désastre, la calamité.

Pour le Diois, le pays de Bourdeaux dans la vallée du Roubion et aux Baronnies, Hervé Roux a transmis « un triste bilan » : – 30 à – 40% pour la récolte fourrage ; – 20 à – 30% pour la ressource en pâturage. Le développement des semis de luzerne de cette année est fortement impacté par la sécheresse, avec certainement la nécessité de resemer en 2018. On constate un manque de réserve pour le début de l’année qui vient, voire pour tout 2018. Un problème d’approvisionnement pour les éleveurs caprins en AOP Picodon se pose, du fait de l’obligation de se fournir dans la zone de production même.

La fin du fourrage

Pour le nord Drôme, Bernard Perrot relève de son côté 40 à 60% de pertes de récolte, aussi la nécessité d’acheter du foin, de la luzerne et du maïs. Certains producteurs ont été amenés à vendre des bêtes, seule solution pour pallier au manque de fourrage. Tous les semis de 2017 ont disparu ou sont disparates. Il est déjà bien évident que le tonnage du printemps sera très insuffisant.  Le prochain comité d’expertise en Drôme se tiendra en mars, ce qui laisse le temps de monter les dossiers, mais – il y a hélas! un « mais » – les éleveurs ne seront payés qu’en 2019-2020. 

Pas de mot clé