Déclaration de Dominique Barrau

Déclaration de Dominique Barrau

 

Certes, nous ne ferons pas de prix seulement à coup d’actions syndicales. Mais les engagements pris doivent être tenus. Et là, les actions syndicales s’avèrent indispensables. Le travail n’est pas fini, la mise sous surveillance doit se poursuivre.  Nous savons que c’est un travail de longue haleine.

 

Le combat sur les prix sera long. Il produit ses effets, encore insuffisants. Dès aujourd’hui, nous devons faire évoluer les relations dans la chaine alimentaire car un prix cela se construit. Les sujets sont nombreux : Contrats, prix de revient, évolution du prix des aliments, traçabilité et transparence sur l’origine des produits transformés. Nous savons depuis l’été que les consommateurs-citoyens nous soutiennent. Cette alliance doit perdurer.

 

Mais en attendant, en attendant, on attend encore. On ne peut pas abandonner les producteurs dans cette crise structurelle, morale. Chacun doit accepter de rompre avec ses habitudes. Avec ses renoncements, avec ses facilités !

 

Je veux aussi revenir sur deux des annonces fortes obtenues grâce à nos mobilisations estivales et celle du 3 septembre à Paris.

 

L’année blanche est une mesure nouvelle et, oui, un peu lourde à mettre en œuvre. Pour nos partenaires financiers, c’est un effort, notamment avec les nouvelles règles internationales de garanties imposées aux banques. Mais on n’a plus le droit de dire « non » à des agriculteurs qui, depuis trop longtemps, vivent avec des revenus inférieurs au SMIC. Ce n’est pas possible. Ce n’est plus supportable ! J’espère que nous ne devrons pas venir le dire avec nos tracteurs. Le bon sens doit aussi l’emporter près de chez nous.

 

Quant à l’exonération de TFNB, là aussi c’est difficile, mais pas impossible. Chaque FDSEA doit entrer en discussion pour négocier un niveau d’exonération. La mise en œuvre, c’est de la technique ! Là aussi, on préfèrerait ne pas venir le dire avec nos tracteurs.

 

La situation est trop grave pour qu’après les affirmations du Premier Ministre l’étau se resserre dans les départements. Si la parole politique a encore un sens alors il faut la faire respecter, partout !

 

Nos tracteurs sont allés jusqu’à Paris pour obtenir ces annonces, nous n’hésiterons pas à venir demander des comptes dans les départements : c’est notre engagement moral de syndicalistes majoritaires ! C’est notre engagement solidaire auprès des paysans.

 Dominique Barrau

 

3 septembre, agriculture, année blanche, crise, déclaration, Dominique Barrau, FNSEA, manifestations Paris, TFNB